jeudi, 10 août 2017 05:24

L'Italie désemparée face à l'afflux migratoire

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Des migrants à la frontière franco-italienne Des migrants à la frontière franco-italienne © JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP Source: AFP

«On ne peut plus vivre librement dans notre ville». Des habitants de la ville frontalière de Vintimille, près de Menton, expriment leur détresse face à l'afflux de migrants dans leur ville.

Environ 300 personnes ont manifesté le 9 août devant la mairie de Vintimille, ville frontalière entre l'Italie et la France qui fait face à Menton, pour protester contre l'afflux de migrants dans leur ville, qui s'agglutinent à la frontière pour essayer de passer en France. Ces habitants qui s'inquiètent du fait que leur ville soit associée à l'immigration ce qui entraîne une baisse du tourisme. Il estiment en outre avoir «assez donné» dans l'aide au migrants et souhaitent l'intervention de l'Etat. Des manifestants ont livré leur détresse face à leur ville «envahie».

«On ne peut plus vivre librement dans notre ville. Ce n’est d’ailleurs plus notre ville, ce n’est plus une ville du tout. C’est juste un énorme camp de réfugiés», confie un des manifestants, outré que cette situation puisse avoir lieu avec le concours de «l’argent des contribuables». Un autre explique que les «femmes ne peuvent plus se promener la nuit seules dans les rues», à cause du danger que représenteraient les migrants. Le propriétaire d'une boutique déplore quant à lui la baisse de l'afflux de touristes, «il n’y a plus du tout de touristes et on a de moins en moins de travail», décrit-il avant de souhaiter que cette situation s'arrête. 

Une autre vidéo de la manifestation nous montre le petit cortège, enfants en tête,  s'approcher de la marie, se placer devant la mairie. «L’Etat doit nous écouter, et le maire en premier, mais personne ne le fait», explique une des personnes interviewée. 

 

La ville de Vintimille a été très fortement touchée par des vagues de migrants cherchant à rejoindre la France ces derniers mois. Le 25 juin, le conseil municipal de la ville avait ordonné le nettoyage d'une zone située le long de la rivière Roya où les migrants avaient organisé un camp de fortune duquel de nombreuses tentatives de passage en force de la frontière, souvent accompagnées de heurts avec la police partaient. 

 

 

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