Fillon, le candidat "sournois, arrogant et corrompu" exige des jeunes ce qu'il ne s'applique pas à lui-même

En visite mouvementée à Compiègne ce mercredi, le candidat à la présidentielle a annoncé vouloir abaisser la majorité pénale à 16 ans. Une fois de plus, il exige des autres ce qu'il refuse obstinément de s'appliquer à lui-même. Une honte pour la France.

 

En arrivant à Compiègne et juste avant d'animer une table ronde sur la sécurité, François Fillon a tenté de porter l'actualité sur un autre terrain que le PenelopeGate, en reprenant à son compte une proposition extrémiste de Nicolas Sarkozy : l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

"Quand on a 16 ou 17 ans, qu'on attaque un policier, on doit savoir qu'on finira en prison", a-t-il déclaré à la presse. "J'ai beaucoup hésité mais c'est indispensable aujourd'hui (de revenir sur l'excuse de minorité), compte tenu de la montée de la violence", a-t-il ajouté.

On pourrait le parodier : "Quand on est député, qu'on prend l'argent des contribuables pour payer grassement son épouse et ses enfants à ne rien faire, on doit savoir qu'on finira en prison". Une fois de plus le félon Fillon exige des autres ce qu'il est incapable de s'appliquer à lui-même.

Jean-Louis Bourlanges, ancien vice-président de l'UDF, a eu raison ce dimanche sur France Culture, lorsqu'il a dit : "Chez Fillon, c'est très net. On a à faire à un candidat qui est, à la fois, sournois, arrogant et corrompu. C'est terrible pour son camp. C'est certainement le pire candidat que la droite de gouvernement pouvait avoir"

L'ancien soutien de François Bayrou à la présidentielle de 2007 est très critique envers la défense adoptée par François Fillon. Et il le dit très ironiquement. "Il campe de façon assez brillante sur une position de déni, détaille-t-il. Il est en mode 'Je prends mon camp en otage, et si je péris, il périt avec moi'. On a un candidat qui plombe la droite."