mercredi, 01 février 2017 10:06

Emploi, culture et mobilité pour la Grande Région

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Jeudi, les responsables des entités régionales d'une zone de 65 000 km² vont se réunir sous la présidence du Luxembourg, qui dévoilera sa feuille de route pour les deux ans à venir.

 

La grande région

La grande région européenne s’étend entre le Rhin, la Moselle, la Saar et la Meuse sur une superficie totale de 65.401 km² comptant 11,2 millions d’habitants.

Elle se trouve au coeur du réseau ferroviaire européen, facteur important pour l’élargissement de l’Europe. Elle forme elle-même un réseau structuré d’une part urbain et industriel, et d’autre part rural, qui constitue le fondement de relations durables et précieuses sur le plan économique et culturel.

 
Dans de nombreux aspects, la grande région représente un espace hétérogène. Les problèmes économiques, auxquels sont confrontées les régions industrielles et minières en mutation dans les quatre états, ont généré une certaine « communauté d’intérêts » et ont entraîné l’élaboration de projets communs, tels que par exemple « Le pôle de développement européen du secteur de Longwy (France), Rodange (Luxembourg), Athus (Belgique) ». Mais la situation de la région ainsi que sa taille, plus de 400 km d’est en ouest et plus de 350 km du nord au sud, en font un espace de contact, recueillant diverses philosophies. 

Ces décideurs se sont réunis pour la dernière fois à Arlon, le 20 décembre à l'occasion du XVe Sommet de la Grande Région. Ce sera bientôt au tour du Luxembourg de gérer la coopération des pays notamment autour de la mobilité pour les 219 000 travailleurs frontaliers de la zone. Cette zone, c'est la Grande Région, ex-SaarLorLux, une entité méconnue par ses 11,5 millions d'habitants.

D'autant plus que l'année dernière, la France a fondu la Lorraine dans la nouvelle région Grand Est. S'il était compliqué pour Namur de se considérer comme voisine de Sarrebruck ou Nancy (330 km), qu'en sera-t-il pour le résident d'Illzach en Alsace à 550 km? «En ce qui concerne le territoire de la Grande Région, la réforme territoriale française n'a rien changé», explique Florence Jacquey, gérante du groupement européen de coopération territoriale (GECT) secrétariat du Sommet de la Grande Région. Au dernier sommet pourtant, le préfet et le président du conseil régional du Grand Est étaient à la table. «Certes, mais seul le territoire correspondant géographiquement à la Lorraine est concerné par la coopération au sein de la Grande Région».

 

Électromobilité et autopartage

Les préoccupations resteront donc identiques pour le Luxembourg, qui appellera jeudi à «initier des tables rondes sur la participation citoyenne et, en particulier, promouvoir l'éducation politique et l'engagement bénévole des jeunes». Mais qui favorisera aussi une meilleure perception de la mobilité durable, du développement transfrontalier, et des questions écologiques. «La présidence entend promouvoir les initiatives de mobilité transfrontalière reposant sur l'électromobilité, l'autopartage et le covoiturage pour contribuer aux objectifs fixés lors de la COP21 en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre», expliquait la ministre à la Grande Région, Corinne Cahen, lors du dernier sommet.

La digitalisation du travail et le développement de l'emploi seront également au cœur des débats des deux ans à venir. Dix ans après la nomination du Luxembourg comme «Capitale européenne de la culture», un point sera fait sur les évolutions dans le domaine touristique et culturel. Puis, comme 2018 sera «année européenne du patrimoine culturel de l'UE», la présidence luxembourgeoise «saisira cette occasion pour initier des mesures qui visent à promouvoir de façon commune et durable ce patrimoine culturel», notamment la création d'un circuit Robert Schuman qui traversera la Belgique, la France, l'Allemagne et le Grand-Duché.

 

Source : L'Essentiel