jeudi, 12 janvier 2017 09:36

Le Maroc veut simplifier l'intégration des migrants

Écrit par  M.L. et AFP

Le Maroc veut simplifier les procédures d'intégration des migrants, en particulier ceux issus des pays africains, près d'un mois après avoir lancé une deuxième campagne de régularisation des migrants en situation irrégulière, a-t-on appris de source officielle.

 

Lors d'un conseil des ministres mardi à Marrakech, le roi du Maroc a "donné ses instructions aux départements concernés" pour "s'atteler à l'examen de la possibilité de relever d'un à trois ans la durée de validité de la carte de séjour", tout en accélérant et simplifiant les procédures, a rapporté l'agence officielle MAP.

Immédiatement après, le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que cette durée de validité allait passer à trois ans, et ce un an après la régularisation du séjour au royaume, "sauf en cas d'actes répressibles commis par les intéressés".

L'Intérieur a également promis que "les procédures de délivrance et de renouvellement des cartes de séjour seront également accélérées et simplifiées au maximum".

Autrefois simple pays de transit, le Maroc est progressivement devenu pays d'accueil, même si de nombreux migrants gardent l'espoir de rejoindre l'Europe, en traversant le détroit de Gibraltar ou en pénétrant dans les enclaves de Ceuta et Melilla. Selon les chiffres officiels, les migrants représentent 0,24% de la population totale au Maroc (34 millions d'habitants).

A la mi-décembre, le Maroc avait annoncé le lancement d'une deuxième phase de régularisation, après celle lancée en grande pompe en 2013 qui avait abouti à la régularisation de 25.000 personnes. Une annonce qui intervenait alors que l'Algérie voisine, grande rivale du Maroc, menait une vague d'arrestations sur son sol visant des migrants subsahariens.

Les autorités marocaines communiquent depuis lors régulièrement sur ce thème d'une politique migratoire "humaine et généreuse", en faisant l'un de ses atouts dans son offensive diplomatique vers l'Afrique, alors que le royaume ambitionne de réintégrer l'Union africaine (UA).