samedi, 07 janvier 2017 14:24

Les voeux du maire de Metz : des ambitions d'un côté, des doutes de l'autre

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Il y avait du beau monde hier pour assister aux voeux présentés par le maire de Metz. Tout le gratin était là pour entendre un discours d'autosatisfaction qui laisse interrogatifs les messins.

 

Préfet, président de région, président du conseil départemental, président de la communauté d'agglomération de Metz-Métropole, général gouverneur, maire de Nancy et bien sûr Maglor. Il y avait du beau monde aux vœux du maire de Metz qui a placé, d'emblée, cette cérémonie rituelle sous le signe de l'unité et de l'agrégation des forces. « Dans quelques jours, s'est-il élancé sur les coups de 18 h 45, l'Assemblée nationale votera le passage de Metz en métropole, inscrivant ainsi définitivement notre agglomération sur la carte des vingt-deux villes qui forment l'architecture urbaine de la France. »

Dominique Gros a ainsi énuméré ses souhaits pour 2017. « Je forme le vœu que l'esprit du Sillon lorrain permette d'aboutir rapidement à l'universitarisation du CHR Metz-Thionville dans le cadre de la faculté de médecine et de l'Université de Lorraine ». Citant Jean Jaurès : "Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d'enfance, c'est-à-dire de générosité pure et de sérénité" : « probablement devrions-nous collectivement nous en inspirer, lors de nos débats dans ces murs ». 

Dominique Gros  a insisté sur les deux piliers censés porter l'attractivité de Metz : « La culture et les technologies de pointe », et sur les chantiers à venir : Muse, les restaurants scolaires, la réorganisation territoriale, encore l'accession au rang de Métropole défendue par lui et Jean-Luc Bohl (président de Metz-Métropole). Cette autosatisfaction proclamée n'est pas pour autant du goût de tous les Messins présents. La culture, parlons-en, a été démantelée à Metz sous le principe stalinien du regroupement forcé et de la construction d'une usine à gaz avec un échec cuisant du côté de la Boîte à musique (BAM). Muse, le projet de demain matin, est déjà annoncé comme une friche commerciale. Mais, bien sûr, tout n'est pas négatif.

Au final, il y eut cette intention d'exprimer une vision partielle de la ville, la sienne  : « Nous faisons tout d'abord le choix, ici, à Metz, d'être une ville éducatrice. Une ville est éducatrice lorsqu'elle transmet des valeurs. À Metz, nous avons décidé de passer le flambeau aux jeunes générations : celui qui fait briller les valeurs de solidarité, de partage et d'ouverture à l'autre. » Point.
« Celui qui fait briller les valeurs de solidarité, de partage et d'ouverture »

 

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