Fête de l’Aïd : le culte musulman appelle au respect des gestes barrière

Le Conseil du culte musulman appelle à porter le masque, respecter la distanciation, se laver les mains… en pleine pandémie de coronavirus.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé samedi à un strict respect des gestes barrière à l’occasion de la fête de l’Aïd, prévue vendredi, alors que les autorités sanitaires constatent une "nette augmentation" de la circulation du Covid-19 en France. 

Dans un communiqué, le CFCM fait un rappel des "mesures de vigilance et de protection" à l’approche de cette fête, comme "respecter l’obligation du port du masque et la distanciation physique" notamment pour les rassemblements et les prières collectives, "se laver les mains régulièrement" et "éviter" embrassades et poignées de mains. 

"S’agissant d’une période de rassemblements à haut risque", le Conseil appelle par ailleurs "les personnes vulnérables à se protéger davantage et à ne pas se rendre aux rassemblements". Il demande aux mosquées ne pouvant faire respecter les mesures barrière de "s’abstenir d’organiser les prières collectives de l’Aïd et du vendredi". 

Tapis individuels de prière

Les mosquées organisant plusieurs services de prières sont invitées "à les espacer suffisamment pour éviter que les fidèles se croisent" et ces derniers sont priés d’apporter "leurs tapis individuels de prière" et d’effectuer leurs ablutions chez eux, selon le communiqué. 

L’Aïd el-Adha (fête du sacrifice) ou Aïd el-Kébir (grande fête) est l’une des deux grandes fêtes musulmanes avec l’Aïd el-Fitr (rupture du jeûne). Elle prévoit le sacrifice d’une bête de troupeau, un mouton généralement, à partager avec ses proches et des pauvres, en mémoire de la soumission à Dieu d’Abraham, prêt à offrir son fils et auquel fut in extremis substitué un mouton. 

La fête de l’Aïd se déroulant cette année un vendredi, jour de prière, le CFCM appelle à "rendre brefs les deux rassemblements". "De même l’acte sacrificiel ayant lieu dans les abattoirs, qui sont des potentiels "clusters", doit encourager le sacrifice par délégation, l’étalement du sacrifice sur trois jours et la livraison des sacrifices à des points plus sûrs", souligne encore le Conseil français du culte musulman.