Coronavirus : 636 morts en Chine, confiante qu'elle vaincra l'épidémie

L’épidémie de coronavirus a causé 73 décès supplémentaires jeudi en Chine continentale, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires chinoises, ce qui porte à 636 le nombre de cas mortels dans le pays depuis que le virus s’est déclaré à Wuhan en décembre dernier.

(Reuters) - Le président chinois Xi Jinping a assuré à son homologue américain Donald Trump que la Chine faisait tout ce qui était en son pouvoir pour contenir l’épidémie, a indiqué vendredi la télévision publique chinoise.

La Chine obtient progressivement des résultats et a confiance en ses capacités à vaincre l’épidémie sans conséquences sur le long terme pour le développement économique, a dit Xi à Trump, selon les propos rapportés par la presse officielle chinoise.

Un porte-parole de la Maison blanche, faisant part de cet entretien, a déclaré que les présidents américain et chinois ont réaffirmé leur engagement d’appliquer les mesures de l’accord commercial de “phase 1” signé le mois dernier, alors que la crise sanitaire liée au coronavirus fait planer une menace sur la croissance mondiale et les relations commerciales sino-américaines.

Dans un communiqué publié vendredi, la Commission nationale chinoise de la santé a déclaré que 3.143 cas de contamination ont été recensés au cours de la journée de jeudi, portant à 31.161 le nombre de patients infectés par le virus en Chine.

Une grande majorité de ces cas ont été signalés dans la province du Hubei, foyer de l’épidémie, où les autorités sanitaires ont fait part vendredi de 69 décès supplémentaires pour la seule province au cours de la journée de jeudi.

Parmi les nouvelles victimes du coronavirus figurent l’un des premiers médecins chinois à avoir alerté la communauté mondiale sur le virus. Il s’agit de Li Wenliang, 34 ans, un ophtalmologue de l’hôpital de Wuhan.

OPÉRATIONS D’EVACUATION ET VILLES DÉSERTÉES

Les autorités chinoises ont placé en confinement Wuhan et plusieurs villes voisines, tandis que de nombreuses compagnies aériennes mondiales ont suspendu en partie ou intégralement leurs liaisons avec la Chine.

La capitale Pékin ressemble à une ville fantôme, avec artères principales et sites touristiques désertés par les habitants et touristes, a constaté un journaliste de Reuters.

Des cas de contamination ont été recensés dans plus d’une vingtaine de pays, et l’épidémie a fait cette semaine une deuxième victime hors de Chine continentale, à Hong Kong.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déclaré qu’il n’existait pour l’heure aucun traitement efficace connu contre le coronavirus 2019-nCoV, a estimé jeudi qu’il était trop tôt pour estimer que la propagation de l’épidémie atteignait un pic.

Un troisième cas de contamination a été confirmé en Italie, a déclaré jeudi un porte-parole du ministère italien de la Santé. L’homme faisait partie d’un groupe de 56 personnes rapatriées la semaine dernière de Wuhan.

Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, Rome envisage de rétablir certains liaisons aériennes avec la Chine, après avoir suspendu tous les vols le mois dernier par crainte d’une propagation du virus.

La question a été abordée lors d’un entretien jeudi entre le ministre adjoint chinois des Affaires étrangères et l’ambassadeur italien en Chine, a indiqué la diplomatie chinoise dans un communiqué publié vendredi sur son site.

Au Japon, les autorités ont annoncé vendredi que 41 passagers supplémentaires d’un navire de croisière au large de Yokohama étaient infectés par le virus et qu’ils seraient hospitalisés à Tokyo et ailleurs.

Cela porte à 61 le nombre de cas confirmés parmi les milliers de passagers, a indiqué le ministère japonais de la Santé. Le paquebot se trouve en quarantaine.

Les opérations de rapatriement aérien se poursuivent. Deux avions ont décollé vendredi de Wuhan avec des ressortissants américains à leur bord, a déclaré le département d’Etat à Washington.