Université de Lorraine : Propos racistes sur les réseaux sociaux

L’Université de Lorraine a ouvert une enquête administrative après avoir été alertée sur des échanges de propos et de vidéos racistes entre des étudiants, a indiqué le directeur de la communication de l’université.

Des photos d'étudiants ou de professeurs noirs, assortis de commentaires ouvertement moqueurs et racistes. Des étudiantes en licence de Sociologie de la faculté de Sciences Humaines et Sociales de Metz ont échangé ces messages via une messagerie privée sur Facebook. Les captures d'écrans de ces propos circulent sur les réseaux sociaux et provoquent une vague d'indignation. 

Alertée des faits, l'Université de Lorraine a immédiatement réagit en annonçant l'ouverture d'une enquête interne. La direction indique qu'elle "se mobilise contre toutes formes de discriminations" et promet d'instruire l'affaire avec "la plus grande fermeté."

« Nous avons été alertés hier par les réseaux sociaux sur le fait qu’un groupe privé Messenger d’étudiants en sociologie à Metz était apparemment un déversoir de propos et de vidéos racistes se moquant des étudiants et d’enseignants noirs », a expliqué David Diné.

Même si « deux ou trois étudiants » seulement feraient partie du groupe incriminé, l’université va très prochainement « diligenter une enquête interne administrative » en vue d’une éventuelle plainte, considérant la situation « assez grave pour interroger la communauté universitaire ».

Toujours selon David Diné, l’affaire a été révélée « à l’occasion d’une sortie, quand une jeune fille a pris des captures d’écran des conversations de ce groupe et les a postées sur les réseaux sociaux ».

Dans un tweet posté vendredi soir alors que cette affaire devenait virale sur les réseaux sociaux, l’université a « condamné la gravité des actes racistes dont elle a pris connaissance (…) commis sur les réseaux sociaux par des étudiant.e.s. ».

Une « enquête interne sera instruite avec la plus grande fermeté », a-t-elle ajouté.

Le syndicat étudiant UNEF Lorraine a appelé dans un communiqué « la communauté universitaire (à) apporter des réponses fermes face à de tels actes » qu’il « condamne et dénonce fermement ».

Selon une enseignante de l'UFR contactée par France Bleu Lorraine, et qui s'est dite "très choquée par ces messages", il s'agirait de trois étudiantes âgées de 19 ans qui n'auraient pas mesuré la gravité de leurs propos. Elle ajoute qu'une discussion avec les élèves de la licence sur ce sujet sera organisée lundi. 

Le témoignage sur les réseaux sociaux d'une élève qui se dit victime 

Les victimes s'en sont aperçues visiblement lors d'un voyage scolaire. Une élève qui se dit victime témoigne sur les réseaux sociaux. 

Ils prennent les noirs en photo, ils se moquent de nous, en nous traitant de singes. On les a traités de racistes, on ne s'est pas laissé faire. On est fiers d'être noirs. On vient chercher une bonne éducation, on va en cours et c'est pour voir ce genre de choses !