Un nouvel hôpital à Maizières-lès-Metz après fusion de deux cliniques

Les cliniques Claude-Bernard de Metz et Notre-Dame de Thionville vont fusionner. C’est au sein du sillon lorrain, sur un terrain de dix hectares, que le groupe Elsan va donner vie à son projet le plus important pour ces prochaines années.

En signant lundi le compromis de vente d'un terrain de dix hectares, le groupe Elsan, deuxième opérateur de santé privé en France, a lancé son projet de super clinique qui verra le jour à l'horizon 2023-2024. En investissant un peu plus de 1,5 million d'euros pour l'acquisition du terrain, l'entreprise qui gère 120 centres hospitaliers dans l'Hexagone et qui traite deux millions de patients chaque année, entend toucher un bassin de population de plus de 800.000 habitants. Soit plus du double de celui de Metz.

Ce projet s'averrait incontournable car la clinique Claude Bernard de Metz, longtemps réputée pour la qualité des soins, a vu son image fortement dégradée au cours de ses dernières années en raison d'un scandale lié au décès d'un jeune patient qui est en cours de jugement et de la nécessité de travaux de réhabilitation.

Niché au croisement des autoroutes A31 et A4, c’est donc Maizières-lès-Metz qui a retenu l’attention. En choisissant une reconstruction plutôt qu'une rénovation du site messin, le groupe affiche ses ambitions puisque le futur ensemble comprendra un bâtiment principal de 30.000 m², soit 10.000 m² de plus que les locaux existants à Metz.

Équipements à la pointe

En plus du bâtiment central, une surface de 15.000 m² accueillera un laboratoire, un centre d’imagerie, un complexe de radiologie et une maison médicale. Environ 140 médecins et près de 800 personnes travailleront dans ce complexe de santé, selon les données avancées par Gabriel Giacometti, directeur du groupe Elsan en Lorraine. Situé à proximité de l'A31, la future clinique sera dotée de parkings «adaptés aux besoins».

Interrogé sur France Bleu Lorraine Nord mercredi matin, Gabriel Giacometti a indiqué qu'Elsan voulait «construire une clinique innovante» qui devra être «à la hauteur des attentes des patients et des médecins». Un argument promotionnel auquel vient s'ajouter la promesse de Thierry Chiche, président de la société, de mettre en place «ce qui se fait de mieux en termes d'équipements et d'installations», aussi bien «dans la robotique, le digital ou l'intelligence artificielle».

Si l'union entre la clinique Claude-Bernard de Metz et la clinique Notre-Dame de Thionville ne va se traduire que par un déménagement d'une vingtaine de kilomètres pour les deux sites en service actuellement, l'annonce n'a pas manqué de faire grincer des dents. Notamment du côté de Dominique Gros, maire de Metz (PS) qui estime à 500 le nombre d'emplois qui quitteront la capitale lorraine pour Maizières-lès-Metz. Mais son opposition lui rétorque facilement "qu'avez-vous fait pour garder Claude Bernard à Metz ?".