Metz et Nancy en perte de population

L'INSEE vient de publier les derniers chiffres du recensement de la population pour les communes françaises. En Lorraine, c'est Metz la plus peuplée avec 119 856 habitants , suivie de Nancy (106 953).

Mais les deux grandes villes perdent des habitants, un peu plus pour Metz que pour Nancy.

Metz subit le contrecoup du départ de l'armée décidée en 2008 par Nicolas Sarkozy. La capitale est passée de 126 706 habitants en 2006 à 122 149 en 2011 puis 119 856 en 2016. Soit une perte de 6 850 personnes en dix ans.

A Nancy, cette baisse existe aussi, mais de manière moins importante : 107 434 en 2006, 107 682 en 2011 et 106 953 en 2016. 

66 millions d'habitants en France

Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,362 millions d’habitants, soit une hausse de 0,4% par an depuis 2011, en recul par rapport à la période 2006-2011 (+0,5% par an).

Le rythme de croissance des grands pôles urbains s’est renforcé sur la période grâce à une diminution du déficit migratoire qui n’est que de 0,1% par an entre 2011 et 2016 contre 0,3% durant les cinq années précédentes, relève l’Insee.

Parmi les 20 pôles urbains de 300.000 habitants ou plus en 2016, 12 ont vu leur croissance s’accélérer, notamment Nantes, Bordeaux, Montpellier et Rennes. La population du pôle Saint-Etienne augmente sur la période alors qu’elle accusait une baisse précédemment.

Comme au cours des trois dernières décennies, la population a crû le plus fortement (+0,8%) dans les couronnes des grands pôles urbains mais à un rythme bien moins soutenu qu’entre 2006 et 2011 (+1,2%).

La proximité de grandes métropoles favorise la croissance de la population des départements où elles sont implantées et dix départements en ont particulièrement bénéficié sur la période : la Haute-Savoie, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Hérault, la Loire-Atlantique, l’Ain, l’Ille-et-Vilaine, le Rhône, l’Essonne et le Tarn-et-Garonne.

A l’opposé, la population baisse d’au moins 0,1% par an dans 24 départements, dont Paris, contre 10 entre 2006 et 2011.

Entre 2011 et 2016, Paris a perdu en moyenne chaque année 0,5% de sa population (-11.900 habitants par an) alors que le déficit migratoire n’est plus compensé par l’excédent des naissances sur les décès (excédent naturel), explique l’Insee.

La population de la capitale avait encore progressé de 0,6% par an (+13.700) entre 2006 et 2011.

En dehors de Paris, les départements en baisse se répartissent majoritairement le long d’une ligne allant des Ardennes au Lot, souvent qualifié de “diagonale du vide”, relève l’Insee.

Au nord-est et au centre, ces départements souffrent d’un déficit migratoire qui tend à s’aggraver et qui est de moins en moins compensé par l’excédent naturel. A l’inverse, dans le Massif central (Allier, Lozère, Corrèze, Lot, Cantal, Creuse), les arrivées sont supérieures au départ et c’est le déficit naturel très défavorable, reflet d’une structure par âge vieillissante, qui explique la baisse de la population, selon l’Insee.

A l’exception de la Martinique, la Guadeloupe et la Bourgogne-Franche-Comté, l’accroissement démographique a concerné toutes les régions mais avec de fortes disparités.

Sous l’effet des migrations avec les autres régions et l’étranger, les écarts de croissance sont importants entre les plus dynamiques -Corse (+1,0% par an), Occitanie (+0,8%), Pays de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes (+0,7%) et celles où la croissance démographique, uniquement portée par les excédents naturels, ne dépasse pas 0,2% par an (Normandie, Grand Est, Centre-Val de Loire et Hauts de France).