Le maire RN-FN d'Hayange ivre au volant au Luxembourg

Fabien Engelmann était jugé vendredi pour avoir conduit en état d'ivresse au Luxembourg. Son attitude avec les policiers a également été dénoncée...

L'affaire a été jugée vendredi au tribunal de Luxembourg. Trois ans d'interdiction de conduire sur le territoire luxembourgeois et une amende ont été requis contre Fabien Engelmann, maire RN (Rassemblement National, ex-FN) d'Hayange, rapportent le site luxembourgeois de RTL - 5 minutes, suite à une arrestation pour conduite en état d'ivresse.

C'était en janvier dernier. L'élu d'extrême droite circulait entre le rond-point Glück et la capitale, lorsque les policiers ont repéré son véhicule qui zigzaguait. Le contrôle qui a suivi s'est avéré plutôt tendu. M. Engelmann a dû s'y reprendre à huit fois avant de pouvoir se soumettre au test d’alcoolémie, qui s'est finalement révélé positif (1,2 gramme). L'attitude adoptée devant agents pose également question...

Le maire contesté et extérmiste de la commune mosellane se serait ainsi montré prétentieux arguant de son statut d'élu et de ses relations prétendues avec le Premier ministre Xavier Bettel, pour faire pression sur les policiers.

«Un verre de trop»

Il aurait par ailleurs refusé dans un premier temps de se rendre au poste pour un second contrôle en plus de critiquer le travail des agents qui «feraient mieux de rechercher les véritables criminels», selon lui.

Des mots qui n'ont pas plu aux policiers qui avaient déjà remarqué l'état d'ivresse notoire de Fabien Engelmann. Au tribunal de Luxembourg, l'avocat du Français a, lui, chargé les policiers, qui se seraient montré irrespectueux et menaçants envers son client.

Interrogé par Le Républicain Lorrain, l'ancien syndicaliste de la CGT âgé de 41 ans s'est dit «très affecté» par cet épisode, plaidant une simple faute après avoir bu «un verre de trop» lors d'une soirée d'anniversaire. Il a également réfuté l'attitude arrogante dénoncée par les policiers luxembourgeois. Fabien Engelmann jure avoir eu affaire à un agent qui s'est comporté «comme un cow-boy». Le jugement sera rendu dans quatre semaines, le 23 octobre.

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